Glossaire Linux
1. Code source
Le Code Source est un fichier texte, éditable dans n'importe quel éditeur de texte (emacs, vi, etc.), et qui dans un certain langage, décrit un programme. Le noyau de Linux est disponible sous forme de source, ainsi que tous les logiciels dits "libres", ce qui permet à tout un chacun de modifier et d'améliorer ces logiciels, en diffusant les améliorations qui ont été apportées.
2. Compiler
Compiler, c'est transformer un code source en fichier binaire, directement exécutable par le système d'exploitation.
3. Daemon
Le DAEMON est une abréviations Disk And Execution MONitor. C'est un programme qui travaille souvent en tâche de fond pour les Distributions Linux,et qui attend une requête pour y répondre. On le compare à des drivers ou des services sous d'autres systèmes d'exploitations.
4. Gestionnaire de fenêtres
La frontière entre gestionnaire de fenêtres (ou window manager) et environnement de bureau (ou desktop environment) n'est pas toujours très précise. En général, le gestionnaire de fenêtres est le client X qui possède les fenêtres et les gère (barre de titre, encadrement, déplacement, changement de taille, etc.). Les applications, quant à elles, possèdent l'intérieur de la fenêtre ; c'est elles qui créent les fenêtres, en gèrent le contenu ainsi que l'interaction avec ce contenu. Il est ainsi possible de changer de WM, et de voir toute l'apparence de tout l'écran changer complètement. Quelques gestionnaires de fenêtres : KWM le WM de KDE, Enlightenment, WindowMaker, fvwm et toutes ses déclinaisons, twm l'ancêtre, olwm, etc.
5. Kernel
Voir la définition "Noyau"
6. Langage
En informatique, le langage c'est la façon dont vous allez parler à la machine pour qu'elle fasse ce que vous souhaitez. Les langages de bas niveau sont le binaire (directement compris par le microprocesseur, mais qui peut vous conduire à l'hôpital psychiatrique), et l'assembleur, qui se compose de mnémoniques qui se traduisent directement en binaire. Sous Linux, la plupart des logiciels, et le noyau lui-même sont programmés dans un langage de plus haut niveau très populaire aujourd'hui : le langage C. L'évolution du C vers l'objet (manière différente de représenter les choses, où données et programme ne font plus qu'un) est le C++, utilisé pour programmer KDE.
D'autres langages utilisés aujourd'hui sont Java, Pascal, Fortran, Cobol. Ces langages, ainsi que le C, doivent passer par une phase de compilation avant d'être compris par la machine.
Il existe également des langages qui n'ont pas besoin de compilation, car ils sont en réalité composés d'instructions lues et interprétées par un logiciel. Ce sont les langages interprétés ou langages de scripts. On compte parmi eux le célèbre Perl, Tcl/Tk, et les langages des shells (sh, csh, etc.).
7. Logiciel Libre
Un logiciel libre est un logiciel dont la licence dite libre donne à chacun le droit d'utiliser, d'étudier, de modifier, de dupliquer, de donner et de vendre ledit logiciel sans contrepartie. Richard Stallman a formalisé la notion de logiciel libre dans la première moitié des années 1980 puis l'a popularisée avec le projet GNU et la Free Software Foundation (FSF). Les logiciels libres constituent une alternative à ceux qui ne le sont pas, qualifiés de « propriétaires » ou de « privateurs ».
Un logiciel libre est distribué avec son code source, que vous pouvez modifier et/ou redistribuer selon les termes d'une licence comme la Gnu Public License (GPL), ou une licence de type BSD. C'est le principe de développement de Linux et de la majorité (sinon toutes) des applications livrées dans les distributions de Linux. A noter que libre ne signifie pas forcément gratuit, et vice versa.
8. Noyau
Le noyau de Linux est le logiciel de base qui permet de démarrer l'ordinateur, de gérer les périphériques, directement ou par l'intermédiaire de modules, de gérer les tâches et de leur partager le temps machine afin de réaliser ce qu'on appelle un fonctionnement multitâche, ou plusieurs applications s'exécutent simultanément. Le noyau comprend toute la couche réseau de Linux, les interfaces POSIX (norme unifiant les appels système, permettant ainsi à des programmes d'être facilement portés sur d'autres systèmes d'exploitation). Le noyau sait gérer de nombreux systèmes de fichiers, comprend de nombreux drivers, et bien d'autres choses encore.
Le noyau est disponible sous forme de source, et on peut le compiler après l'avoir configuré pour répondre à ses besoins.
Étymologiquement parlant, "Linux" est juste le nom du noyau du système d'exploitation, mais on a tendance par abus de langage à utiliser "Linux" pour désigner l'ensemble de Linux, du serveur X et des nombreuses applications. La majorité des applications de base livrées avec Linux font partie du projet GNU (acronyme récursif signifiant GNU is Not Unix). On devrait donc parler de GNU Linux.
9. root
L'utilisateur root est le super utilisateur, l'administrateur d'un système Linux (et Unix en général).
Habituellement, on ne travaille sous cet utilisateur que pour les tâches d'administration de la machine. Il est recommandé de créer au moins un utilisateur normal, sous lequel on fera tout le reste (bureautique, internet, jeux, etc.).
Pour se connecter en root, la façon recommandée, pour des questions de sécurité, est de se connecter d'abord sous un user normal, puis dans une console texte, de taper la commande "su", puis le mot de passe du root. On obtient ainsi un "prompt" appartenant au root.
10. X Window
X Window est le sous-système graphique de Linux. X Window n'est pas seulement un driver pour la carte vidéo, c'est aussi une interface (API) pour les applications, afin qu'elles affichent à l'écran et reçoivent l'entrée du clavier et de la souris.
X est aussi un serveur réseau, c'est à dire qu'il peut également offrir ses services à travers un réseau, ce qui permet d'afficher sur un écran une application qui s'exécute sur une autre machine, même si les deux architectures sont complètement différentes. C'est pourquoi on parle de serveur X pour désigner le sous-système graphique. Le système X Window tourne sur quasiment tous les Unix, et a même été porté sous Windows ou OS/2.
Quasiment tous les logiciels graphiques sous Linux utilisent X, vous pouvez donc les faire fonctionner à travers un réseau comme décrit ci-dessus.
L'utilisateur n'interagit pas directement avec X, mais plutôt avec ce qu'on appelle des clients X (par opposition au serveur X). Vous utilisez sans doute des clients comme un Gestionnaire de fenêtres (window manager), ou un Environnement de bureau (desktop environment) comme KDE ou Gnome. Pour vous connecter, peut-être utilisez vous aussi un Display manager, comme KDM ou XDM. Au dessus de ces clients se trouvent les applications.
Le système X Window (ou X Window system, ou X Window, ou encore X) est une marque déposée du X Consortium. Les serveurs X libres distribués avec Linux proviennent du projet XFree86.
Remarque :
En comparaison à Windows, Macintosh and so on... Dans Windows, tout est compris dans la même boîte, le sous-système graphique, l'interface graphique et des applications de base. De même pour le Mac, BeOS, etc. On ne fait pas facilement la différence entre les composants.
Dans le monde X, ce sont des composants séparés, qui pris ensemble forment l'interface graphique utilisateur. Cela semble peut-être compliqué, mais cela a un grand avantage : vous pouvez choisir chacun des composants selon votre goût et vous construire l'interface graphique qui vous plaît le plus. c'est ce qui vous permet par exemple, de remplacer le gestionnaire de fenêtre Enlightenment par WindowMaker dans l'environnement de bureau Gnome.




